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Aussi pétillante que brillante !

Daniela Correia est une jeune femme de 26 ans qui a fait ses débuts dans le digital et qui continue de baigner dans ce domaine là. L’une de ses dernières expériences était un stage qui a duré 6 mois et qui l’a complètement plongé dans le e-commerce, et plus précisément dans le digital product intern.

En ce qui concerne son parcours et ses passions, elle a toujours été attirée par la mode et les dernières tendances vestimentaires.

Depuis petite, elle s’est découvert un intérêt marqué pour les grands magazines comme Vogue ou Elle qui dominent aujourd’hui la presse féminine spécialisée et qui font le pont entre le monde vaste et complexe qu’est la mode et son public.

Animée par le rêve de pouvoir travailler au sein de la rédaction de ces géants de la presse, Daniela a également pu tenir une veille constante en suivant de près des blogueuses et Instagrameuses auxquelles elle s’identifiait et trouvait de l’inspiration quotidiennement.

Parallèlement, elle obtient un Bachelor en économie qu’elle a pu suivre entre l‘école de Sierre et l’haute école de gestion à Genève. C’est grâce à cela qu’elle a pu mettre un pied dans le marketing.

Seulement il lui manquait un atout majeur et pour le coup non-négligeable, la langue de Shakespeare. Il était impensable de travailler dans un domaine de ce genre sans avoir un niveau suffisant en langue.

C’est alors qu’elle décide de partir pour 9 mois de pure aventure et découverte dans l’État de Californie, à San Diego. C’est ici dans les locaux de 8bitstudio qu’elle nous en parle.

« J’en ai fait de la route, j’ai découvert tellement de merveilles et en revenant en Suisse j’avais une telle quantité de photos et de Polaroïds que je ne pouvais me résoudre à les garder pour moi toute seule.

Alors, je me suis dit pourquoi ne pas partager mon expérience étant donné que je suis passionnée par les voyages. Il y a tant à voir et tant de lieux encore peu connus qu’il fallait que je puisse transmettre ce sentiment et cette sensation que procure partir ailleurs. Sortir de sa zone de confort et se retrouve face à soi-même.

Mon message était simple ; ne restez pas chez vous, n’ayez pas peur de ce qu’il pourrait y avoir ailleurs et partez, ouvrez-vous au monde et à ce qui vous entoure.

C’est comme ça que l’idée de créer mon propre journal de voyage, à partir de tous mes clichés, m’est venue à l’esprit.

Accessoirement, j’avais beaucoup dépensé pour cette virée aux États-Unis et il me fallait rentrer en Suisse pour enfin me lancer dans la réalisation de mes rêves et pouvoir les concrétiser.

J’ai donc commencé par envoyer mon CV à diverses rédactions de magazine de mode suisses mais sans grand succès malheureusement. J’avais rarement la possibilité d’argumenter et mettre en avant ma motivation ainsi que mes qualifications car le dialogue était dès le début froid et fermé.

J’ai réalisé qu’il allait être difficile de décrocher une place dans la mode ou encore l’art, le marché suisse est passablement léger et restreint dans les possibilités proposées à l’égard de ces domaines.

Je ne me suis pas pour autant découragée et j’ai pris une décision qui a donné un tournant inattendu dans ma vie, la création de mon journal de voyage à savoir mon blog. Cela fait maintenant 2 ans que je me suis lancée dans cette aventure et je ne regrette absolument rien.

Toutes les peurs que j’avais concernant mes débuts sont parties en fumée, cela ne veut pas dire que je n’ai pas les pieds sur terre mais mon blog est en pleine progression et je ne compte pas m’arrêter là.

Je fais ce que j’aime et c’est tout ce qui compte. En parlant de changements, le nouveau template de mon blog va bientôt être mit en place, j’ai hâte qu’il voit le jour » !

Diverses collaborations

« J’ai eu l’occasion de travailler et faire des partenariats avec plusieurs marques au cours de ces deux dernières années pleines de folie et de projets. Notamment avec le groupe Swatch, qui m’a rapidement repéré grâce à mon compte Instagram.

C’est une personne qui travaillait dans le département marketing chez Swatch et qui était en pleine phase de recrutement de jeunes influenceurs pour la campagne Your Move qui m’a contacté.

Nous avons simplement communiqué par un échange de mails et j’ai rapidement accepté le projet. C’était un honneur de pouvoir collaborer à la réalisation d’une campagne pour une marque suisse et qui plus est de cette envergure. En tant que jeune blogueuse j’étais sur le point d’accomplir quelque chose de sensationnelle.

Ainsi, briefe en tête j’ai proposé un contenu vidéo dans lequel je mettais en avant des valeurs telles que ; mouvement, liberté et expression. Je voulais à tout prix me différencier de la masse et montrer quelque chose de nouveau.

Cette fois-ci, skate en main, je me suis réalisée vers le bord du lac dans la belle ville de Montreux, je souhaitais apporter un esprit summer vibes.

C’était l’une de mes plus belles expériences car nous partagions les mêmes valeurs et le même univers, ce que je valorise beaucoup ».

Accepter des projets oui mais à quelles conditions ?

« Pour être tout à fait honnête à l’époque j’avais tendances à tout accepter sans broncher. J’avais d’une part mon compte Instagram tout fraichement conçu ainsi que mon blog.

Dans l’euphorie de mes débuts j’étais prête à tous faire pour travailler sur plusieurs projets à la fois sans demander de rémunération ou tout autre compensation car je voulais vraiment donner le meilleur de moi-même et satisfaire au mieux chaque partie.

Seulement plus le temps passait et plus les marques me mettaient la pression pour finir tel ou tel travail. Complètement envahie et sous l’eau, je me suis rendue compte que beaucoup d’entre elles abusaient de leur pouvoir et se permettaient donc de m’exiger ce qu’elles voulaient quand elles le voulaient.

Sachant que je ne pouvais me dédier à cette activité toute la journée et au vu de mes autres occupations, j’ai petit à petit réussi à réduire le nombre de projets en mettant sur le côté ceux qui n’étaient pas rémunérés.

Mettre mes conditions en amont est une manière pour moi de me préserver et de me défendre de tous abus possibles. Tout ce que je souhaite c’est de ne pas laisser l’influence et la force qu’ont les marques de manière générale sur nous.

Au vu des abus à répétitions ces dernières années, un mouvement s’est créé afin de protéger ces personnes et c’est à Genève que se tient l’une des premières agences visant le bien-être des influenceurs.

Je trouve bien car cela nous permet de respirer et de pouvoir être valoriser pour notre travail et l’énergie que nous investissons ».

Les placements de produits, un cercle vicieux

« En effet, il est bien connu que les placements de produits sont souvent des services que nous jeunes influenceurs avons pour habitude d’accepter mais qui ne rapportent quasiment jamais grand chose. J’en ai moi-même fait les frais quand j’étais plus jeune en acceptant tous types de collaborations sans même être rémunérée.

Nous sommes vite pris dans ce cercle vicieux car le travail que l’on nous demande n’est jamais équivalent à ce qu’on nous offre en retour.

Or, avec le temps et l’expérience j’ai appris à dire non et refuser tout ce qui n’était pas dans un esprit en cohérence avec ce que je fais ou réalise ».

Pourquoi une telle stratégie de communication ?

« Je pense que les marques ont compris que la publicité via la télévision par exemple marche moins bien qu’à l’époque surtout dans une ère où le digital bat son plein.

Aujourd’hui, Instagram et Facebook sont des plateformes qui ont pris une telle ampleur sur le web et dans notre société que cela représente une opportunité importante pour beaucoup de marques.

Il est plus facile pour un public de s’identifier à quelqu’un d’accessible et atteignable comme une blogueuse plutôt qu’à une icône ou un mannequin dans un magazine.

Les gens nous font plus confiance et c’est pour cela que dans notre boulot il faut se montrer honnête et transparent. Trahir leur confiance serait risquer de perdre contact avec eux et ne plus pouvoir les atteindre et échanger.

Parallèlement à cela, je pense qu’il ne faut pas confondre réalité et virtualité surtout sur Instagram car tout est enjolivé, mis en valeur et retouché je ne sais combien de fois.

C’est une notion que ma communauté comme celle des autres doit avoir en tête et je m’adresse également aux autres Instagramers qui souvent se perdent dans cette deuxième facette que cache ce réseau social.

Je tiens à dire que ce que je montre n’est pas tout mon quotidien, je ne dévoile que ce je souhaite montrer et cela représente une infime partie de ma vie car le reste est privé et ne regarde que moi.

C’est typiquement cette notion de liberté éditoriale qui me plaît et qui me laissera toujours le choix de prendre un projet sous mon aile ou non ».

Une communauté fidèle et inspirée

« Je pense que le fait d’avoir eu la possibilité de voyager à travers le monde m’a ouvert à diverses cultures mais surtout m’a fait comprendre à quel point nous avons la chance de vivre dans un pays comme le notre. J’ai vu des choses magnifiques et inoubliables comme horribles et remplies de misère.

Tant dans ma vie personnelle que professionnelle j’assiste parfois à des situations similaires et c’est pour cela que je considère que face à ma communauté je transmets toujours une image fidèle à moi-même.

Je tiens de tout cœur à inspirer quotidiennement toutes les personnes et spécialement les jeunes femmes qui font partie de mon public.

J’espère par la même occasion transmettre de bonnes ondes et influencer ma communauté dans le bon sens. Après tout c’est à elle d’en juger mais je pars du principe que si l’on suit une personne c’est que dans un sens ou un autre elle nous passionne, inspire et guide quotidiennement ».

Trois parties, un but

« Quand j’accepte un partenariat c’est parce qu’il me plaît et que je m’y retrouve. Du coup, s’il s’aligne à mes valeurs et principes je sais qu’il conviendra aussi à ma communauté.

Le but est que chaque partie soit satisfaite, sans ça une collaboration peut vite tourner à l’échec. »

Des rêves plein la tête

« Je ne sais pas de quoi sera fait mon futur ni mon avenir d’ailleurs mais j’ai pour projet de partir à l’étranger et m’épanouir professionnellement. Les possibilités sont malheureusement trop limitées ici en Suisse dans les domaines de l’art et la mode, postuler ailleurs serait une option que je souhaiterais explorer.

Le but rêvé serait d’atterrir à Los Angeles, là-bas je sais que nos projets seront plus réalisables et accessibles. A côté de ça, j’aimerais pouvoir vivre de mon blog mais j’ai les pieds sur terre et je sais que pour l’instant cette option n’est pas vraiment envisageable.

J’ai deux souhaits dans la vie, travailler comme éditrice chez Vogue magazine et me lever le matin en sachant que je vais faire quelque chose qui me passionne et me fait sentir vivante. Je crois que cela n’a pas de prix que d’être épanouie personnellement et professionnellement ».

Et nous souhaitons bien sûr de tout cœur à Daniela Correia de réussir et d’accomplir ses rêves les plus chers et les plus fous. On dit souvent que le bonheur ne vient pas à ceux qui l’attendent assis mais à ceux qui savent le provoquer et notre jeune blogueuse l’a bien compris.

Sur ces belles paroles pleines d’ambition et d’enthousiasme nous vous annonçons que d’autres articles passionnants et prenants suivront très prochainement.

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